3 questions à Mohamed Tarek Sbai (Président de l’Instance nationale de protection des biens publics)vendredi 19 octobre 2007 à 00:24 :: Ma première catégorie :: Alerter la modération
Vous avez organisé un grand festival artistique à Rabat. Quelle est la relation avec la dilapidation de l’argent public ?
Vous avez organisé un grand 3 questions à Mohamed Tarek Sbai (Président de l’Instance nationale de protection des biens publics)vendredi 19 octobre 2007 à 00:24 :: Ma première catégorie :: Alerter la modération
Vous avez organisé un grand festival artistique à Rabat. Quelle est la relation avec la dilapidation de l’argent public ?
Vous avez organisé un grand festival artistique à Rabat. Quelle est la relation avec la dilapidation de l’argent public ? L’art a une mission historique. Notre festival a été animé, entre autres, par Nass El Ghiwane, un groupe qui chante les soucis du peuple, la corruption, l’injustice… Le théâtre Mohammed VI était plein à craquer. Pour faire passer des messages, il faut ratisser large. Si nous avions tenu un colloque, très peu de gens auraient fait le déplacement. Nous ne pouvons pas entrer dans toutes les maisons. Nass El Ghiwane et les frères Megri, si.Votre action se limite donc à faire passer des messages ? Nous faisons de la sensibilisation pour attirer l’attention sur la gravité des dilapidations. La justice est incapable de protéger les deniers publics. Le ministre a le pouvoir de déclencher des poursuites judiciaires en cas de crimes économiques. Or, cela demande une volonté politique qui n’existe pas. Nous allons inviter tous les partis à signer une déclaration d’honneur sur la moralisation électorale. Beaucoup sont responsables de la corruption.
A combien estimez-vous les sommes dilapidées ? Les jugements rendus par l’ancienne cour spéciale de la justice portaient sur plus de 1,4 milliard de dirhams dont seulement 40 millions ont été récupérés par l’Etat, auxquelles s’ajoutent les sommes colossales englouties dans la Chambre des conseillers qui ne sert plus à rien. La loi sur la déclaration du patrimoine rencontre de grandes résistances http://www.telquel-online.com/245/semaine_maroc_245.shtml
. Quelle est la relation avec la dilapidation de l’argent public ? L’art a une mission historique. Notre festival a été animé, entre autres, par Nass El Ghiwane, un groupe qui chante les soucis du peuple, la corruption, l’injustice… Le théâtre Mohammed VI était plein à craquer. Pour faire passer des messages, il faut ratisser large. Si nous avions tenu un colloque, très peu de gens auraient fait le déplacement. Nous ne pouvons pas entrer dans toutes les maisons. Nass El Ghiwane et les frères Megri, si.Votre action se limite donc à faire passer des messages ? Nous faisons de la sensibilisation pour attirer l’attention sur la gravité des dilapidations. La justice est incapable de protéger les deniers publics. Le ministre a le pouvoir de déclencher des poursuites judiciaires en cas de crimes économiques. Or, cela demande une volonté politique qui n’existe pas. Nous allons inviter tous les partis à signer une déclaration d’honneur sur la moralisation électorale. Beaucoup sont responsables de la corruption.
A combien estimez-vous les sommes dilapidées ? Les jugements rendus par l’ancienne cour spéciale de la justice portaient sur plus de 1,4 milliard de dirhams dont seulement 40 millions ont été récupérés par l’Etat, auxquelles s’ajoutent les sommes colossales englouties dans la Chambre des conseillers qui ne sert plus à rien. La loi sur la déclaration du patrimoine rencontre de grandes résistances http://www.telquel-online.com/245/semaine_maroc_245.shtml